« Les Jours », c’est qui ?

Épisode n°6 de l’obsession « Les Jours », c’est quoi ?

Lu

« Les Jours », c’est qui ?

Une équipe obsessionnelle : une belle bande de têtes de pioche.

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À l’aube des Jours, il y a un collectif de huit journalistes venus de Libération, couvrant de nombreux champs de l’actualité (société, politique, économie, culture, médias…) : Olivier Bertrand, Nicolas Cori, Sophian Fanen, Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, Alice Géraud, Antoine Guiral et Charlotte Rotman. Aux huit fondateurs journalistes s’est joint Augustin Naepels, notre directeur administratif et financier. Les Jours ont également été renforcés par Sébastien Calvet, notre directeur photo. La version pilote a été conçue par Jérôme Bourreau-Guggenheim et Nicolas Le Gall, développeur, et designée par Jean-Christophe Besson (agence Stigmates). Voici l’équipe des Jours – les permanents –, ceux qui font aussi Les Jours – des journalistes avec lesquels nous travaillons régulièrement –, ceux qui ont fait Les Jours – des journalistes qui ont écrit des obsessions et pourraient bien en écrire d’autres – et tous ceux qui, photographes ou illustrateurs, font l’image des Jours. Tous, nous sommes obsédés par l’info, nous sommes aussi légèrement têtes de pioche, mais surtout, nous sommes taraudés par la même envie d’un journalisme de révélations exigeant, innovant, grinçant. 

Olivier Bertrandjournaliste - cofondateur

Pour Les Jours ma première obsession est la Turquie. Raconter la société turque aujourd’hui, au-delà de ses actualités, dramatiques et très denses. Les débats qui la traversent, les combats, les dépressions collectives. Un enjeu au-delà du pays car la Turquie reste cette agrafe fragile entre Europe et Orient. Se jouent là-bas des questions qui nous concernent de près. La proximité des frontières chaotiques du Moyen-Orient. Les millions de migrants, que les diplomaties européennes tentent de contenir en Turquie, fermant pour cela les yeux sur la dictature qui s’installe, et la guerre imposée au Kurdistan. La montée de l’autorité et des conservatismes. Les menaces terroristes. Le face-à-face entre islam et laïcité. Les dérives ubuesques d’un Président qui rassurait l’Europe…

Je suis journaliste depuis 28 ans. Mon travail est attiré depuis toujours par les questions d’exil et de racines, d’identités, assignées ou choisies. Cela m’a conduit longtemps dans les cités françaises, que je couvrais pour Libération, essayant de comprendre les mécanismes de violences urbaines, la montée de l’islam radical, les discriminations, la relégation, les politiques qui peuvent reconstruire des villes.

J’ai également écrit et réalisé deux premiers films documentaires. Un soir d’été, un étranger (Ateliers Varan, nombreux festivals), pour comprendre les mécanismes de résistance dans un village cossu qui avait caché un clandestin dans ses greniers. Et Vaulx-en-Velin la cité retrouvée (France 3, LCP), qui raconte l’histoire de la politique de la ville au travers d’un quartier emblématique emporté par les premières émeutes urbaines en 1990.

Écrivez-moi à l’adresse suivante obertrand@lesjours.fr et retrouvez-moi sur Twitter.

Sébastien Calvet, directeur photo

Photographe – du bestiaire politique notamment –, je change (un peu) de métier pour prendre en charge la politique photo des Jours, un poste crucial. Après 14 ans de reportage à Libération, je vais montrer la richesse des images d’autres photographes. En 2014, j’ai reçu le prix du Livre numérique pour Retour à Béziers, un reportage photographique accompagné d’un récit de Didier Daeninckx.

Les images ont des choses à dire, les photographes aussi. Dans l’obsession Les Jours à l’œil, je présente les coulisses des images produites par les photographes des Jours, mais aussi les sujets qui nous ont interpellés, surpris, emballés. Une obsession portée par l’envie de partager les histoires des photos et des photographes.

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Nicolas Cori, journaliste - cofondateur

Dans un monde où les multinationales prennent le pouvoir sur les États, je m’intéresse aux zones grises des grandes entreprises. Scandales, affaires, dessous cachées d’une opération, j’aime aller chercher et raconter des histoires qui dérangent la belle communication des sociétés. Une de mes spécialités est d’aller dénicher l’information dans des bilans comptables ou dans les rapports internes des entreprises : c’est l’obsession La grande évasion. J’ai enquêté sur les stratégies d’image des grands groupes énergétiques français au moment de la COP21. C’est l’obsession Good com, bad COP.

À Libération (2000-2015), j’ai suivi l’affaire Kerviel, couvert la crise des subprimes, les scandales de golden parachutes et l’évasion fiscale. J’ai aussi animé un blog, Les cordons de la bourse, sur la finance. Enfin, je suis l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment Dexia, une banque toxique (La Découverte, 2013), une enquête sur les emprunts toxiques vendus par la banque aux villes et aux hôpitaux.

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Adrien Éraud, développeur

Sophian Fanen, journaliste - cofondateur

J’écris sur la musique, de sa composition à sa distribution : la vie des artistes a été trop transformée par internet pour ne l’aborder que d’un point de vue artistique. Je m’intéresse donc aux disques, mais aussi à leur économie et en particulier au streaming – ma première obsession, intitulée La fête du stream. Cette nouvelle technologie change tout : la façon de produire des tubes et de les proposer à un public ciblé, mais aussi les habitudes d’écoute, remises en question par un accès illimité et mobile à la quasi-totalité des œuvres produites depuis un siècle.

Après des études d’histoire et de journalisme, je poursuis une carrière qui se partage entre presse écrite (Dernières nouvelles d’Alsace, divers magazines puis Libération) et radio (France bleu, FIP, France Culture). J’étais chef adjoint du service culture de Libération avant de cofonder Les Jours. Je suis l’auteur de Barbara Dane, le chant partisan, un documentaire écrit et dessiné (RF8, 2013) et de Træna, le son du Nørsk (Arte, 2013). Surtout, j’adore faire des playlists (sur Spotify ou sur Deezer). Mon obsession : écouter tous les disques du monde, un jour.

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Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, codirecteur de la rédaction et présidente - journalistes - cofondateurs

Traquer la faille, le détail qui assassine, raconter le réel et l’irréel, avec rythme, distance et velleité humoristique, sans jamais lâcher. C’est ce que nous avons tenté de faire pendant quinze ans à Libération sur la télévision et les médias (poil aux bras). Comme journalistes puis chefs de la rubrique Écrans-Médias mais toujours en tant que Garriberts, nous avons vu naître des Hanouna, disparaître des PPDA, s’émietter les audiences, valser les patrons de chaînes. Nous avons débité des bûchettes cathodiques dans notre chronique télé Bourre-Paf chaque samedi pendant treize ans. Et nous avons bien rigolé.

Aux Jours, nous observons L’empire, une obsession consacrée à la conquête de Canal+ par Vincent Bolloré. Parce qu’on y parle de télévision, de pouvoir, d’argent, d’humain. Et aussi de Cyril Hanouna. Aux Jours, nous avons envie d’écrire sur la télé et les médias bien sûr, mais pas que. La politique nous titille – nous venons d’ailleurs de suivre pour Les Jours la primaire de droite et du centre – et nous sommes affectés de graves obsessions pour Jane Austen, les sous-marins et l’Écosse.

Nous avons quitté Libération en 2015 pour fonder Les Jours avec sept des plus fous de nos collègues et un DAF punk. Nous avons écrit un livre, La Bonne Soupe, consacré au JT de 13 heures de Jean-Pierre Pernaut (Les Arènes, 2007).

Écrivez-nous aux adresses suivantes rgarrigos@lesjours.fr et iroberts@lesjours.fr. Retrouvez-nous sur Twitter.

Alice Géraud, codirectrice de la rédaction - journaliste - cofondatrice

Aux Jours, je m’occupe de la codirection de la rédaction. Ce qui consiste à parler plus fort que les autres lors des conférences de rédaction, à écrire des plannings sur un tableau de marque Velleda, mais surtout, à définir les sujets qui vont être publiés, à discuter des heures durant du synopsis d’une enquête, ou juste de l’emplacement d’une virgule. Je suis également l’auteure de la série Les années collège, un an en 3e B, qui m’a donné l’occasion de réviser quelques bases en histoire-géo et de fouiller cette question de chimie sociale qui m’entête depuis longtemps sur les origines de la séparation des corps sociaux, les riches et les pauvres, les Blancs et les Noirs…

Avant de fomenter avec quelques camarades ce projet pas du tout dingue de monter un site indépendant qui raconterait l’actualité comme une série, j’ai été journaliste au service société de Libération, collaboré avec de nombreux titres de presse (M le magazine, Associated Press, Le Journal du Dimanche, La Tribune de Genève, Marianne…), écrit un livre sur un convoyeur de fonds (Toni, 11.6, histoire du convoyeur, Stock, 2011) adapté au cinéma par Philippe Godeau (11.6, avec François Cluzet), un autre sur Lyon (éditions Autrement), ville où j’ai longtemps vécu et où j’ai commencé le journalisme. J’aime, entre toutes choses journalistiques, raconter des histoires. 

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Antoine Guiral, journaliste - cofondateur

Tout est politique et la question du pouvoir - petit ou immense - me fascine. Pourquoi et comment on le conquiert ? Qu’en fait-on ensuite ? Par quelles mécaniques incertaines le conserve-t-on ou le perd-on… Durant deux décennies à Libération, j’ai travaillé avec l’obsession d’exercer un contre-pouvoir. Ce qui implique de tout dire. Toujours.

Avant de diriger le service politique de ce journal, j’ai couvert l’Élysée sous Chirac et Sarkozy, ai rencontré des centaines d’élus en France et dans le monde, fait plusieurs tours de planète dans des avions de la République (on payait les billets, rassurez-vous). Souvent, je me suis senti sali et affecté par la politique telle qu’elle s’exerce. Voter est devenu pour moi un exercice difficile. Aux Jours, j’aimerais raconter la politique en étant au plus proche du lecteur, souvent aussi passionné que désespéré, et avec qui je partage une même exigence insatisfaite. C’est l’obsession La confiscation.

Sinon, j’ai été correspondant aux États-Unis (New York), j’enseigne comme professeur associé à l’université de Montpellier et j’aime beaucoup les Ramones, les chaînes de vélo, la Nouvelle-Calédonie.

Écrivez-moi à l’adresse suivante aguiral@lesjours.fr et retrouvez-moi sur Twitter.

François Meurisse, journaliste - éditeur

Titraille, correction ortho-typographique, enrichissement, réécriture… Je suis journaliste éditeur, ce métier où l’on travaille à la mise en scène de l’info. Et ça tombe bien, aux Jours, la mise en scène, ça nous travaille. C’est un poste de l’ombre où on a le jansénisme joyeux (si, si, ça existe).
Dans les saisons précédentes, j’ai étudié en Auvergne et à Lille – j’en ai gardé un goût certain pour les verts paysages du Cantal, les passes redoublées au rugby et le vent – et officié comme correspondant au Venezuela ou comme rédacteur en chef édition du formidable bimédia Terra eco. Il m’en reste mes principales passions : écouter très fort de la salsa brava, boire du rhum ambré et me demander comment convaincre les humains que flinguer la grosse bouboule qui roule sous leurs pieds est suicidaire. ¡ Salud !

Vous pouvez m’écrire à fmeurisse@lesjours.fr

Augustin Naepels, directeur général en charge des finances - cofondateur

Un stage de troisième au Nouvel Obs, développeur à mi-temps dans une startup de presse en ligne pendant mes études : on peut dire que j’étais en quelque sorte prédestiné à cofonder Les Jours avec une équipe de journalistes…

Après des études de finance à Paris-IX Dauphine et à la London School of Economics, j’ai été, pendant sept ans, auditeur pour PricewaterhouseCoopers, puis consultant chez Accenture. Avant de décider d’appliquer mes conseils à moi-même et de rejoindre la startup de billeterie en ligne Moxity.com, dont j’ai été codirigeant pendant 5 ans. En 2014, j’ai rencontré une équipe de journalistes qui étaient en train d’élaborer un projet de pure player d’information et avaient besoin de conseils business ; depuis, ils n’ont pas réussi à se débarrasser de moi. J’ai revendu mes parts de Moxity.com pour les rejoindre et créér Les Jours avec eux. J’ai quelques obsessions personnelles : les libertés publiques et numériques, l’outre-mer, le chenin de Loire… Et une que je partage avec le reste de l’équipe : la rentabilité des Jours.

Écrivez-moi à l’adresse suivante anaepels@lesjours.fr et retrouvez-moi sur Twitter.

Camille Polloni, journaliste

En 1995, le journal télévisé montre les derniers instants de Khaled Kelkal, l’un des responsables des attentats cette année-là. Il est déjà à terre quand un gendarme crie à son collègue finis-le, finis-le. J’ai 9 ans et je rêve d’enquêter sur sa mort. Ce n’est pas l’amour de l’écriture qui m’a amenée au journalisme, mais le goût de chercher.

Aux Jours, je suis obsédée par la réponse des autorités au terrorisme, qu’elle passe par une justice spéciale ou par les mesures administratives de l’état d’urgence. Mon ancien rédac chef disait que mon truc, c’est le petit homme face au système. J’aime la part d’irréconciliable dans un affrontement, qu’il ait lieu dans une salle d’audience, dans la rue ou sur une ZAD. Pendant sept ans, aux Inrockuptibles puis à Rue89, j’ai écrit sur les libertés publiques, l’antiterrorisme, le maintien de l’ordre et la contestation. Ces sujets ont un mérite de plus en plus rare : ils ne sont pas (encore) vérolés par la com. Pour qui veut bien les voir, les histoires sont à portée de main. L’une d’elles m’a donné l’occasion d’écrire un livre, La Lente Évasion (Premier parallèle, 2015), racontant le parcours d’un détenu en semi-liberté.

Écrivez-moi à l’adresse suivante camille.polloni@gmail.com et retrouvez-moi sur Twitter.

Charlotte Rotman, journaliste - cofondatrice

Je n’ai aucun appétit pour les querelles de courants, les petites phrases des politiques et les lèche-micros. Mais aux Jours.fr, ce ne sont pas des qualités requises pour travailler au service politique. D’ailleurs il n’y a pas de service politique.

Pour Les Jours, j’ai tenu un journal de bord du XIe arrondissement de Paris (Vendredi ou la nuit sauvage), quartier meurtri par les attentats, où j’ai raconté l’après-13 Novembre ; j’ai suivi pendant plusieurs mois des députés qui ne désespèrent pas de renouer avec des citoyens de plus en plus défiants ou désespérés (Politique année zéro), j’ai aussi raconté l’élection américaine depuis Chicago (Maisons blanches, maisons noires).

Pendant près de quinze ans, j’ai été reporter à Libération aux services société puis politique, où j’ai couvert pendant deux ans le Front national. J’ai écrit plusieurs livres dont 20 ans et au Front, les nouveaux visages du Front national (Robert Laffont, 2014), Retourne à la maison ! Les femmes politiques face au sexisme ordinaire (Robert Laffont, 2016), et suis l’auteure d’un documentaire diffusé sur Canal+, Macho politico.

Écrivez-moi à l’adresse suivante charlotte.rotman@lesjours.fr et retrouvez-moi sur Twitter.

Lucile Sourdès, journaliste - éditrice

Ancienne de l’École supérieure de journalisme de Lille, originaire de Bretagne, j’ai travaillé à « Rue89 » de 2009 à 2016 en tant que journaliste éditrice. J’ai rejoint Les Jours en mai 2016. J’aime broder (des choses sales et malpolies), la calligraphie, les musiques bruyantes (surtout en concert), traquer les virgules mal placées. Disclaimer : je suis féministe et végétarienne.

Vous pouvez m’écrire à lsourdes@lesjours.fr et retrouvez-moi sur Twitter.

Zineb Dryef, journaliste

Suivre un lycée pro pendant un an ? Je n’y avais pas songé avant le mois de juin dernier. Je connaissais mal les filières professionnelles alors que 40 % des lycéens y sont inscrits. Et l’idée a fait son chemin. J’ai d’abord lu des rapports et des chiffres. J’ai été frappée par la diversité des formations proposées : il y en a des fourre-tout, des pointues, des déconcertantes. En lisant les statistiques, j’ai découvert que de plus en plus de lycéens poursuivent leurs études après leur bac pro. Qu’ils préparent des BTS, que certains parviennent à intégrer des écoles supérieures. Mais que l’université a encore du mal à les intégrer. Qu’ils sont souvent enfants d’ouvriers. Qu’ils décrochent. J’ai eu envie d’aller voir derrière ces chiffres, de rencontrer ces jeunes de 15 ou 16 ans, de raconter cette jeunesse si mal connue.

Journaliste indépendante, j’écris dans M, le magazine du Monde. J’écris aussi des livres et je participe à l’écriture de documentaires. J’ai travaillé pour Rue89 de 2007 à 2014.

Alexia Eychenne, journaliste

J’ai voulu devenir journaliste pour ne jamais cesser d’apprendre. Je suis arrivée par hasard à l’information sociale, où les histoires humaines, l’économie et le politique s’entrechoquent. Ce terrain me va comme un gant car on y croise plein de sources prêtes à partager des connaissances : quidams, syndicalistes, chercheurs, avocats, élus… De 2010 à 2016, j’ai écrit sur le monde du travail pour le site de L’Express. Le chômage est vite devenu incontournable. J’ai beaucoup appris : à comprendre les chiffres, à décrypter une convention d’assurance-chômage, mais surtout à percevoir les effets du chômage sur nos vies. J’ai été touchée de voir ce que les gens étaient prêts à faire pour en sortir. J’ai rencontré des ouvriers sur le carreau qui avaient exercé mille métiers et que l’on soupçonnait encore de ne pas vouloir travailler. Des cadres devenus télévendeurs par peur de se retrouver au RSA. Des candidats à l’embauche transformés, le temps d’un entretien, en personnage sûrs d’eux et souriants, même quand plus rien n’allait. Pour Les Jours, c’est ce chômage modestement observé à hauteur d’homme que je raconte. J’ai aussi collaboré avec la revue XXI et Le Monde diplomatique, entre autres, pour une obsession que je cultive loin de Pôle emploi : l’Asie et le monde indien. Retrouvez-moi sur Twitter.

Fabien Perrier, journaliste

La Grèce ? Je suis tombé dedans quand j’étais petit. C’était le premier voyage à l’étranger que je faisais avec mes parents, j’avais 11 ans. Et voilà que maintenant, j’y suis en tant que journaliste. Il a fallu attendre un peu de temps pour que j’y repose les pieds. Entre-temps, j’ai étudié, exercé différents métiers. En décembre 2008, journaliste à L’Humanité, quand j’ai commencé à écrire sur les émeutes d’Athènes, j’étais bien loin de supposer que j’y passerais autant de temps. Depuis, je suis redevenu journaliste indépendant. Je travaille pour Libération, Regards, Alternatives Économiques… sur la Grèce et les questions européennes. C’est un de mes sujets de prédilection (je sais, c’est un sujet rébarbatif pour certains). Je pousse le bouchon jusqu’à être secrétaire général d’Europresse, une association qui regroupe une cinquantaine de journalistes français et correspondants étrangers travaillant sur l’Union européenne. Celle-là même qui vacille sous nos yeux, qui tremble dès qu’elle voit un réfugié s’approcher. C’est l’histoire de ces exilés qui m’obsède et que j’espère raconter. Car chacun d’entre eux, croisés à Kos, à Lesbos, au Pirée, est une rencontre impossible à oublier. Il y a quelque temps, des députés européens publiaient une tribune intitulée « Crise grecque : la déraison européenne ». Le même titre pourrait s’appliquer pour la crise des réfugiés, dont une partie importante se déroule, elle aussi, sur le territoire grec. Pour Les Jours, j’ai raconté L’exil des Jaamour et je suis désormais la nouvelle vie de cette famille syrienne installée en France dans L’asile des Jaamour. Retrouvez-moi sur Twitter.

Thibault Schepman, journaliste

La question arrive en général très vite quand votre interlocuteur constate que votre assiette contient un burger de lentilles ou un simple plat sans viande : « T’es végétarien ? » Souvent, je réponds juste que je mange peu de viande. Si je sens plus d’intérêt que de moquerie dans la question, j’aime plutôt expliquer que je suis « végécurieux ». C’est le mot-valise que j’ai inventé pour décrire mon rapport à la viande. En clair, je m’en passe le plus souvent possible, je goûte et cuisine avec appétit les plats à base de légumes et de légumineuses et les recettes des végétariens et des vegans. Par contre, quand il le « faut », j’avale sans me fouetter une viande de qualité. Et même, parfois, le fast-food hypercarné où une fin de soirée trop arrosée m’a mené. Certains diront que je bouffe à tous les râteliers. Ils auront raison. Mais je sais que même les plus cyniques ont, ces dernières semaines, réfléchi à leur consommation de bidoche. Journaliste passionné par les sujets considérés comme écolos (notre bouffe, notre santé, notre environnement, nos déplacements…), je lance l’obsession Steak assez pour répondre aux mille questions qu’on se pose désormais en mangeant de la viande. J’ai travaillé auparavant pour Rue89, pour Terra eco et pour 20minutes.fr. Retrouvez-moi sur Twitter.

David Thomson, journaliste

Je suis journaliste à Radio France Internationale (RFI). J’ai couvert les « révolutions arabes » et leurs transitions politiques en tant que correspondant régional en Tunisie et en Libye de 2011 à 2013. Depuis 2011, je me suis spécialisé sur les mouvements jihadistes en Tunisie et en France. Après plus d’un an d’enquête, j’ai publié le livre Les Français jihadistes aux éditions Les Arènes en mars 2014. C’est un ouvrage basé sur des entretiens directs avec les jihadistes eux-mêmes, qui retrace le parcours d’une vingtaine de jeunes français ayant décidé de partir combattre ou de s’installer en Syrie. Ma démarche journalistique est particulière, j’ai fait le choix depuis quatre ans de ne jamais consulter de sources policières ou judiciaires et de tirer mes informations exclusivement de sources jihadistes francophones (présentes en France, en Tunisie, en Syrie, en Irak et en Libye), avec lesquelles je conserve un lien permanent, sur la durée. Pour Les Jours, dans les saisons successives de l’obsession Les revenants, je raconte le retour au pays de Français partis faire le jihad. Retrouvez-moi sur Twitter.

Patricia Tourancheau, journaliste

Fait-diversière et rubricarde police à Libération pendant 29 ans, c’est tout naturellement que j’ai proposé à mes amis des Jours d’écrire une série sur le Quai des Orfèvres avant son déménagement : c’est Chroniques du 36 et ses saisons suivantes, L’été de la Mondaine et Le Grêlé, affaire non classée.

Depuis 1990, j’arpente ce haut lieu de la PJ parisienne de la cave jusqu’aux combles, de l’escalier monumental aux recoins les plus sombres, des minuscules pièces d’officiers aux vastes bureaux des commissaires. Je fréquente des poulets de toutes les brigades, de la direction et des petits services. Je traite des enquêtes du 36 sur des faits divers ou de grandes affaires criminelles, de banditisme ou de terrorisme. En 1999, je fus la première journaliste autorisée à passer douze jours en immersion à la crim’. Pour les 100 ans de cette maison, j’ai co-signé un film avec Jean-Pierre Bozon pour France 3 : 36, Quai du crime. J’ai travaillé sur une série de documentaires produits par l’INA et réalisés par Jean-Pierre Vedel, Les Cinq Sens de la police judiciaire (2009), sur la police technique et scientifique (PTS). J’ai également écrit Les Postiches, un gang des années 80 (Fayard, 2004). J’ai consacré un autre livre à La Traque de Guy Georges (Fayard, 2010), adapté au cinéma par Frédéric Tellier (L’Affaire SK1, 2015). De temps en temps, je témoigne sur des faits divers que j’ai suivis dans des émissions télévisées comme Faites entrer l’accusé sur France 2. J’enseigne la police-justice et les faits divers dans deux écoles de journalisme, l’IPJ et le CFPJ. Je travaille aussi à l’écriture d’un scénario pour un film de cinéma et d’un livre sur mes habituelles histoires de braqueurs, de policiers et de criminels. Désormais freelance, je collabore à L’Obs, au mensuel GQ et surtout aux Jours, toujours sur mes obsessions. Retrouvez-moi sur Twitter.

Jean-Mathieu Albertini, journaliste

Après un passage dans un consulat de France qui m’a convaincu de devenir journaliste indépendant en 2015, je travaille principalement au Brésil pour Rue89, Sept.info, Les Jours, Sang-Froid ou Tortuga Magazine. Je m’intéresse aux prisons, à la justice et au monde du crime sous toutes ses formes dans un pays qui s’y prête bien. Mais je ne m’interdis pas, à mes heures perdues, de traiter d’histoires moins tragiques. Le journalisme me permet d’explorer les différents recoins de cet État immense. Au détour de l’un d’eux, l’incroyable histoire du « justicier », « Helinho, le petit prince aux 65 victimes », publiée dans le magazine Sept.info, m’a permis d’être finaliste du prix Albert-Londres 2016. Pour Les Jours, j’ai écrit l’obsession Corrupção.

Geoffrey Le Guilcher, journaliste

Le 5 octobre, quand j’ai vu les images de deux DRH d’Air France sans chemise, je me suis dit : « Tiens, pas de bol, les mecs se sont fait dépouiller par leurs propres employés. » Quand j’ai entendu Manuel Valls traiter les grévistes de « voyous » et des présentatrice(eur)s de chaînes d’info en continue, également en chemise, pâlir sur leur chaise devant « de telles violences », j’ai eu envie d’aller parler avec les voyous. Pour Les Jours, je suis donc entré dans le micro-État Air France et ses quelque 50 000 habitants afin de raconter ce que les DRH appellent « le dialogue social » et la majorité des syndicats, « une vaste fumisterie » : c’est l’obsession Sous la chemise. Après trois ans passés aux Inrockuptibles, dans le service Société à cheval entre le magazine et le web, je suis devenu journaliste indépendant. Je bosse aujourd’hui avec les médias que j’aime lire : Mediapart, Le Canard Enchaîné, StreetPress, XXI, et maintenant Les Jours. J’ai publié cette année la bio non autorisée de Luc Besson, L’Homme qui voulait être aimé (Flammarion). Retrouvez-moi sur Twitter.

Pauline Aubry, illustratrice

Directrice artistique et auteure de BD, je vis et travaille à Paris. J’ai étudié à Paris à l’ECV Paris et au CESAN. J’ai collaboré avec la revue XXI, les éditions des Arènes, Les Jours… Retrouvez-moi sur mon site Pôlette dessine.

Marlène Awaad, photographe

Marlène Awaad est née en 1981 à Paris. Elle découvre la photographie en développant ses premières bobines dans le garage de ses parents. Elle étudie l’histoire de l’art et poursuit ses études à l’école Icart Photo, dont elle sort en 2004 avec un diplôme et la passion du photojournalisme. Elle débute en tant que freelance, avant de rejoindre en 2006 l’agence IP3 Press. Ses premiers reportages la conduisent à documenter des sujets très différents tels que les conditions de vie des migrants ou encore la secte Raël. Que le sujet soit social ou sociétal, ce qui l’intéresse avant tout est la façon dont les êtres humains sont affectés par la société dans laquelle ils vivent et comment ils interagissent les uns avec les autres. Le travail de Marlène est régulièrement publié dans la presse nationale et internationale. Aujourd’hui, elle collabore également avec les journaux tels que Le Monde ou le New York Times. Son site est ici.

Julie Balagué, photographe

Après avoir été formée à l’école Louis-Lumière, Julie Balagué est photographe depuis 2010. Elle a été finaliste du prix de la Bourse du talent portrait et sélectionnée au festival Les Boutographies de Montpellier. Intéressée par une photographie qui raconte l’intime, elle porte son regard sur des sujets aussi divers que la chirurgie, les maisons de naissances ou la vie dans une banlieue résidentielle. C’est la première fois qu’elle collabore avec Les Jours pour documenter en images le lycée La Fayette de Champagne-sur-Seine. Son site web est à consulter ici.

Yann Castanier, photographe

Yann Castanier est né à Sète en 1986. Il vit entre Paris et l’île singulière. Photographe et rédacteur, il est membre du studio Hans Lucas. Il poursuit deux obsessions au travers de son travail de photoreporter : les mouvances d’extrême droite (Action française, Fraternité Saint-Pie-X, identitaires, etc.) et les habitats et styles de vie alternatifs (squats, camions, gens du voyage, communautés…). Il a par ailleurs réalisé une POM (petite œuvre multimédia) sur les deux dernières années de vie de son grand-père atteint de la maladie d’Alzheimer, ainsi qu’un reportage au Rwanda sur les orphelins rescapés du génocide. Yann a été publié par Paris Match, L’Obs, Neon, La Croix, Le JDD… et Les Jours. Voici son site.

Jean-François Desserre, illustrateur

Jean François Desserre est titulaire d’une thèse en esthétique à l’université Aix-Marseille (parue aux éditions L’Harmattan), après avoir suivi un cursus en histoire de l’art à l’université Paul Valéry de Montpellier, et une formation de graphiste dans les écoles d’arts de Cambrai et Cergy-Pontoise. Il vit à Berlin où il travaille comme dessinateur. Il vient de publier un livre de poésie, Méditations vandales, aux éditions Grèges.

Albert Facelly, photographe

Né en 1964, Albert Facelly rejoint Sipa Press en 1987, où il se spécialise dans l’actualité politique et internationale. Il a beaucoup voyagé, couvrant conflits, famines, catastrophes, en Algérie, au Rwanda, en Afghanistan, au Zaïre, en Israël et Palestine, en Haïti, en Irak, Égypte, Libye… Le travail d’Albert Facelly au Rwanda a reçu le 1er prix Pictures of the Year, le 1er prix Jean-Louis Calderon au Scoop d’Angers, et le 2e prix World Press Spot News Story. Indépendant depuis 2012, il collabore avec différent journaux, Libération, Le MondeSon site est ici.

Aurélie Garnier, illustratrice

Aurélie a grandi en Normandie, entourée de chats, de poules et de champs. Elle y a développé un certain imaginaire, mais aussi une envie de voyages qui l’ont emmenée à Paris, Oslo et aussi Copenhague. Sa production graphique se nourrit autant de poésie et de mignonneries nordiques que d’un vocabulaire plus trash glané dans la culture américaine. Ce qui donne à son travail un faux air de schizophrénie dont elle se défend volontiers. Amoureuse de tout, elle a toujours à portée de cœur son appareil photographique, traçant les gestes qui l’émeuvent, les choses qui l’intriguent, et les lieux qui la touchent. Son Tumblr est ici.

Laurent Hazgui, photographe

Basé à Paris, Laurent Hazgui est né dans la capitale en 1977 de père tunisien et de mère polonaise. Il est photojournaliste et journaliste-rédacteur depuis 2002. Son travail de reportage et de portraitiste le plonge en France dans l’actualité sociale (travail, logement, écologie, immigration et précarité) et politique. À l’étranger, il travaille sur les migrations, les minorités et les questions environnementales. Le travail de Laurent Hazgui a été publié dans plus de 80 titres français et internationaux (Le Monde, Paris Match, Le Figaro Magazine, le Pèlerin, Libération, Le Figaro, Le Point, Marianne, l’Express, Time Magazine, El Mundo, Der Spiegel, Le Temps…). Son travail sur « Les Conflits gelés » a été finaliste du Prix HSBC 2012 et de la Bourse du Talent Reportage 2012. Son site est à consulter ici.

Sibylle Kathriner, photographe

Née en 1985, j’habite et travaille en Suisse, près de Lucerne. Après ma formation, j’ai créé mon studio photo. Je travaille pour des partenaires privés et avec des agences de publicité. La photographie assouvit ma curiosité pour les histoires et les expériences inédites. J’aime rire, le café et les belles conversations. Voici son site.

Simon Lambert, photographe

Membre du Collectif Kaïros, je suis photographe basé à Paris. Adolescent, je suis passionné de musique, surtout de jazz, mais je passe à côté du rock et de l’électro. Jamais je ne me suis demandé ce que je voulais faire dans la vie car j’ai très vite eu l’envie d’être ingénieur du son. Je fais mes études à Toulouse en 2001, où je commence à travailler dans les domaines du spectacle vivant et de l’audiovisuel, puis je m’expatrie une année à Montréal en 2006, et j’arrive à Paris en 2009. Pendant ce temps, la photographie arrive dans ma vie, d’abord comme un simple loisir, comme beaucoup de monde en fait. Je gaspille du film avec mon Spotmatic sans que cela ne donne grand chose. Avec le temps, quelques images sortent du lot. Alors que je commence à m’ennuyer dans mon travail, l’envie de changer de voie, de me rapprocher des gens, de mettre un peu plus d’enjeu dans mon métier me décident à devenir photographe en 2012. Là encore, ce choix me semblait évident. Aujourd’hui, la photographie me permet d’explorer les thèmes de la jeunesse, de la santé, de la culture et des territoires. Retrouvez-moi sur mon site.

Étienne Maury, photographe

Étienne Maury est photographe indépendant, membre du studio de création Hans Lucas depuis 2013 comme photographe et réalisateur multimédia. Son travail porte sur des sujets sociaux et environnementaux, sur lesquels il porte un regard documentaire, utilisant les nouveaux formats numériques pour renforcer ses narrations. Il s’intéresse particulièrement à la place des communautés au sein de la société dans son ensemble, ainsi qu’à la cohabitation entre l’homme et la nature. Retrouvez ses photos sur le site de Hans Lucas.

Matthieu Méron, illustrateur

Né en 1981 à Paris, Matthieu Méron a grandi entouré de BD. Bien décidé à faire le même métier qu’Hergé quand il serait grand, il s’est formé à l’ESAA Duperré puis à l’atelier Illustration des arts décoratifs de Strasbourg. Il travaille régulièrement pour la presse (L’Obs, Le Parisien Magazine, XXI, Long Cours ou Citrus) et la communication. Vous pouvez retrouver son travail ici.

Pierre Morel, photographe

Petit, je veux faire un métier qui me permet de découvrir le monde. Plus grand, je m’intéresse à la politique, à la jeunesse, au ski extrême ou encore aux crêpes bretonnes beurre-sucre. À 19 ans, je fais l’EMI-CFD et deviens photojournaliste. J’aime travailler en commande et plusieurs dizaines de journaux et clients me font confiance depuis. Je considère la photographie comme un moyen d’engagement et d’activisme. À ce titre, j’en revendique la nature subjective et son pouvoir d’offrir des regards singuliers sur la réalité. J’ai aujourd’hui 28 ans. Je vis à Paris où je travaille en vélo, mais j’adore prendre le train pour Rhône-Alpes, ma région d’origine, où je passe la moitié de mon temps. Et si vous avez envie de m’envoyer à l’étranger, l’avion ou le cargo ne me font pas peur. Retrouvez-moi sur mon site.

Julien Muguet, photographe

Julien Muguet est photojournaliste depuis 2009. Après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur de l’ESTP, il décide de faire de la photographie, passion qui l’a pris durant ses études et dont il a décidé de faire son métier. En janvier 2010, il part pour Haiti lors du tremblement de terre. S’en suivent de nombreux reportages d’actualité à l’étranger, notamment en Libye, Syrie et Birmanie. Il couvre depuis la politique, l’actualité et la sécurité en France et à l’étranger. Après avoir collaboré avec les agences Reuters et IP3 Press, il est dorénavant indépendant, distribué par le studio Hans Lucas, poursuit ses collaborations avec la presse nationale ( Le Monde, Le Figaro Magazine, Le Parisien Mag, Le Pélerin). Et son site est là.

Lou Parisot, illustratrice

Je porte un intérêt aux « chambres des merveilles », à la greffe, aux curiosités, au médical, au steampunk, aux futurs antérieurs, à l’anatomie et au monstrueux. J’aime dessiner de manière aussi précise que fluide… Marlene Dumas, Françoise Pétrovitch, Charles Burns, Philippe Druillet, Francis Bacon… En écoutant de la musique (Ulver, Chelsea Wolfe, In Solitude, New Order…) et en regardant des films de Giallo ou de Brian De Palma, Georges Franju, Tod Browning… Mon site web est .

Michel Slomka, photographe

Né en 1986, Michel Slomka est photographe indépendant. Après une licence d’ethnologie et d’histoire, il entreprend des études de photographie avant d’intégrer la rédaction du magazine VSD pour deux ans. Indépendant depuis 2010, il travaille autour des notions d’exil, d’identité et de mémoire dans des contextes de crise, de fracture sociale et d’après-guerre. Il poursuit actuellement un travail au long terme, Srebrenica, le retour à la terre, où il s’intéresse aux mécanismes de résilience à l’œuvre chez les personnes revenues à Srebrenica (Bosnie-Herzégovine), près de vingt ans après le massacre. Michel Slomka est membre du studio Hans Lucas depuis 2014. Son travail est à retrouver sur son site.

Nicola Zolin, photographe

Nicola Zolin, 32 ans, est un photographe, journaliste et voyageur passionné, particulièrement intéressé par les transformations sociales et environnementales aux frontières de l’Europe, du Moyen-Orient et en Asie. Il a vécu et travaillé en Chine, en Inde, en Iran, en Turquie, aux Pays-Bas, en Italie et en Grèce, après des études de relations internationales. Ses images ont paru dans certains des principaux magazines et journaux internationaux. Retrouvez Nicola Zolin sur son site.

Jean-Christophe Bessondirecteur artistique

Graphiste de mon état, j’ai fait le choix d’être indépendant après un passage en web agency au début des années 2000. Je suis à l’origine de Stigmates, un studio de création graphique qui conçoit et réalise des projets de communication éclectiques, qu’ils aient trait aux écrans ou au papier, aux problématiques d’interfaces ou éditoriales, à la justesse du trait fixe ou animé ; pour de grandes agences ou de toutes jeunes entreprises. Aussi le studio est à géométrie variable et fédère des professionnels de la communication freelance et aux compétences complémentaires. L’indépendance est une valeur forte à mes yeux et reste synonyme de diversité, d’expériences riches et variées. Je retrouve tout cela chez Les Jours, dont j’ai créé le design.

Retrouvez moi sur le site de Stigmates, sur Twitter. ou écrivez-moi à jc.b@stigmates.net.