C’est quoi, une obsession ?

Épisode n°3 de l’obsession « Les Jours », c’est quoi ?

Lu

C’est quoi, une obsession ?

Une obsession, c’est un sujet que l’on ne lâche pas, un lieu où l’on reste, des personnages que l’on suit au long cours, même quand plus personne n’en parle.

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Non, l’obsession n’est pas une maladie. Ou alors c’est une déformation professionnelle qui pousse les journalistes des Jours à vouloir en savoir toujours plus, à aller au fond de l’actualité, tout au fond, pour comprendre et expliquer, contextualiser, raconter mieux et ne pas se contenter des friselis de l’info.

Ces obsessions sont mises en scènes à la manière d’une série télé. Elles se découpent en épisodes qui peuvent être lus soit indépendamment les uns des autres (comme Friends) ou tous à la suite (comme Game of Thrones).

On entre dans une obsession par un de ses articles – un épisode, donc – placé en haut de la page d’accueil ; par son affiche (en bas de la page d’accueil) ou via le menu « burger » en haut à gauche de votre écran, en choisissant « Toutes les obsessions ».

Nous avons démarré la version pilote des Jours avec six obsessions qui dressent, à nos yeux, un portrait du monde, et une façon de le raconter, du Treize Novembre à la photo, du collège à Bolloré en passant par le jihadisme, de l’intime au général. Depuis le début du pilote, d’autres obsessions sont nées, et d’autres d’arrivent.


L'exil des Jaamour

Partie de Syrie, la famille espère s’installer en Europe.

Les Jaamour sont Syriens, ils sont arrivés sur le port du Pirée le 8 mars. Ça devait n’être qu’un passage ; ils y sont toujours, comme 52 000 autres réfugiés bloqués sur le sol hellène. « Les Jours » racontent leur parcours.

Auteur : Fabien Perrier

Photographe : Nicola Zolin

L’affiche de l’obsession « L'exil des Jaamour »
L’affiche de l’obsession « L'exil des Jaamour » — Photo Nicola Zolin pour Les Jours.

Sous la chemise

Air France, enquête sur une guerre sociale.

D’un côté, il y a les costumes-chemises. Portés par la direction, les cadres et les planificateurs d’avenir. De l’autre, il y a les uniformes. Griffés Christian Lacroix pour les hôtesses, stewards et pilotes. Siglés Castorama pour les pistards, bagagistes et petites mains. Depuis plusieurs années, les costumes font des plans pour réduire le nombre d’uniformes. Jusqu’au jour où la chemise du DRH a été arrachée.

Auteur : Geoffroy Le Guilcher

L’affiche de l’obsession « Sous la chemise »
L’affiche de l’obsession « Sous la chemise » — Photo Sébastien Calvet pour Les Jours.

La grande évasion

Luxembourg, calme et volupté.

Un an et demi après LuxLeaks, le plus petit état de l’Union européenne ne voudrait plus être traité de paradis fiscal. Mais il reste la destination favorite des multinationales.

Auteur : Nicolas Cori

L’affiche de l’obsession « La grande évasion »
L’affiche de l’obsession « La grande évasion » — Photo Sven Becker pour Les Jours.

Chroniques du 36

Feuilleton policier, enquêtes & filatures

« Les Jours » suivent les dernières aventures du sanctuaire de la police judiciaire de Paris jusqu’à son déménagement du quai des Orfèvres. Histoires d’une vieille maison, de poulets et de faits divers.

Auteur : Patricia Tourancheau

L’affiche de l’obsession « Chroniques du 36 »
L’affiche de l’obsession « Chroniques du 36 » — Photo Sébastien Calvet pour Les Jours.

La fête du stream

Enquête dans l’économie de la musique

Porté par Deezer et Spotify, mais aussi désormais par des géants comme YouTube et Apple, le streaming est en train de signer la fin d’une époque pour la musique, qui ne sera plus vendue mais livrée en flux infini sur abonnement. Dans ce nouveau monde, enregistrer une chanson n’est plus qu’une étape parmi d’autres, car l’argent s’éparpille et ne revient pas toujours aux musiciens. Plongée dans une économie de moins en moins artistique.

Auteur : Sophian Fanen

L’affiche de l’obsession « La fête du stream »
L’affiche de l’obsession « La fête du stream » — Photo Karen Assayag pour Les Jours.

L’étincelle

Ce n’est qu’un début, racontons le combat

Le mouvement contre la réforme du travail va-t-il prendre de l’ampleur, s’articuler avec d’autres revendications ? Est-il le révélateur d’une révolte plus profonde ? Au fil des AG, des mobilisations et des manifs, « Les Jours » sondent les foyers de colère.

Auteur : Camille Polloni

L’affiche de l’obsession « L’étincelle’ »
L’affiche de l’obsession « L’étincelle’ » — Photo Yann Lévy pour Les Jours.

La charnière

Nouvelles de Turquie, frontière brûlante de l’Europe.

Origines multiples, identités complexes, islam et laïcité, frontières chaotiques, afflux de réfugiés, régime ubuesque et autoritaire… La Turquie est prise dans des enjeux qui la bouleversent, et dépassent ses frontières. Les Jours explorent cette si fragile agrafe entre Europe et Moyen-Orient.

Auteur : Olivier Bertrand

L’affiche de l’obsession « La charnière »
L’affiche de l’obsession « La charnière » — Photo Christophe Petit-Tesson.

Les années collège

Un an en 3e B au collège Aimé-Césaire, dans le nord de Paris.

Ils s’appellent Moussa, Lucie, Rayan, Agita ou Faema. Ils sont en 3e B à Aimé-Césaire, un collège classé REP situé dans un quartier populaire du nord de Paris.Les Jours racontent la vie de cette classe durant toute une année scolaire. C’est une année charnière pour les adolescents, la dernière passée ensemble avant l’orientation vers des filières générale, technique ou pro qui dessineront en partie leurs vies d’après. Cette chose encore un peu floue qu’on appelle le futur.

Auteur : Alice Géraud

Photographe : Simon Lambert

L’affiche de l’obsession « Les années collège »
L’affiche de l’obsession « Les années collège » — Photo Simon Lambert pour Les Jours.

Treize Novembre

Récits de la France d’après.

Après les détonations et les morts, après les larmes et les drapeaux. Les Jours racontent les lendemains d’un pays désorienté, les effets intimes et politiques des attentats de novembre. Récit choral où s’entrecroisent au quotidien riverains et témoins en reconstruction, musulmans inquiets, députés en état d’urgence, assignés à résidence…

Auteurs : Charlotte Rotman et Camille Polloni

Photographe : Michel Slomka

L’affiche de l’obsession « Treize Novembre »
L’affiche de l’obsession « Treize Novembre » — Photo Michel Slomka.

Politique année zéro

Nouvelles pratiques et vieilles ficelles

Après le choc des régionales, plus rien ne devait être comme avant. À gauche comme à droite. Mais dans un climat de défiance généralisée, qui l’emportera entre le vieux monde politique et ceux qui voudraient le changer ? Les Jours racontent le quotidien de trois députés nouvelle génération pris entre désirs de renouvellement et habituels compromis.

Auteurs : Charlotte Rotman et Antoine Guiral

Photographe : Albert Facelly

L’affiche de l’obsession « Politique année zéro »
L’affiche de l’obsession « Politique année zéro » — Photo Albert Facelly pour Les Jours.

Les Jours à l’œil

Histoires de photos et de photographes.

Pour raconter des histoires, des lieux, des personnages, il faut des images. Des images qui puissent retenir et éclairer ces sujets trop souvent emportés dans le flot de l’actualité, des images qui apportent une voix en plus à l’information. Dans Les Jours à l’œil, nous questionnons les images qui, d’un enfant reposant sur le sable grec à une chemise d’Air France, font l’actualité. Et nous présentons également les travaux photographiques qui ont retenu notre attention, piqué notre curiosité ou fait trembler nos certitudes. Les photographes ont l’œil ; ils ont désormais la parole.

Auteur : Sébastien Calvet

L’affiche de l’obsession « Les Jours à l’œil »
L’affiche de l’obsession « Les Jours à l’œil » — Photo Pierre Morel pour Les Jours.

Les revenants

Ils étaient partis faire le jihad, ils sont de retour en France.

Depuis 2012, des centaines de Français sont partis rejoindre des groupes jihadistes. Plus de 500 sont toujours sur place, près de 150 ont déjà été tués, mais 250 ont choisi de rentrer, souvent usés par la réalité découverte en Syrie, en Irak ou en Libye. Les Jours racontent leurs parcours.

Auteur : David Thomson

Illustration : Matthieu Méron

L’affiche de l’obsession « Les revenants »
L’affiche de l’obsession « Les revenants » — Illustrations Matthieu Méron pour Les Jours.

L’empire

Comment Vincent Bolloré a mangé Canal+.

Il a déjà fixé la date : le 17 février 2022, Vincent Bolloré lèguera sa petite épicerie à sa dynastie. Du transport et de la logistique, du fioul et des batteries électriques, du plastique et des palmiers en Afrique. Et Havas. Et Vivendi. Et Canal+. Depuis l’été dernier, l’homme d’affaires mène un raid sur le groupe crypté dont il a viré la quasi-totalité des dirigeants. Désormais, Vincent Bolloré fait sa loi à Canal+ et ça ne fait que commencer.

Auteurs : Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts

Photographe : Sébastien Calvet

L’affiche de l’obsession « L’empire »
L’affiche de l’obsession « L’empire » — Photo Sébastien Calvet / Les Jours.

Nos obsessions d’hier…

Good com, bad COP

Les grandes entreprises ont promis de défendre le climat à la conférence de Paris. Vraiment ?

Les multinationales qui polluent sont mises en cause pour leur rôle dans le dérèglement climatique. Elles aimeraient nous faire croire qu’elles ont la solution pour diminuer les émissions de CO2 tandis que les ONG s’attachent à enrayer cette belle communication.

Auteur : Nicolas Cori

Photographe : Pierre Morel

L’affiche de l’obsession « Good com, bad COP »
L’affiche de l’obsession « Good com, bad COP » — Photo Pierre Morel pour Les Jours.

Nos obsessions de demain…

Une obsession en chansons, une obsession sur le chômage, une autre sur les migrants… Mais nous en avons déjà trop dit.