« Les Jours », c’est quoi ?

C’est qui ? Comment ça marche ?

« Les Jours » n’ont pas de publicité, ils vivent de leurs abonnés. Et rendent publics leurs financements.

Un média indépendant

L’indépendance de la presse ne se décrète pas, elle se construit. Par la conjugaison d’une proposition éditoriale de qualité et d’un modèle économique et capitalistique vertueux. Pour Les Jours, ce modèle repose sur le fait de ne pas avoir de publicité, d’être rentable et d’avoir un capital le plus diversifié possible.

Pas de publicité

  • La recherche de l’audience publicitaire (« faire du clic », « faire du flux ») est à l’opposé de la proposition éditoriale des Jours, qui entendent émerger du torrent d’informations en continu déversé chaque seconde sur internet.
  • La présence de la publicité est incompatible avec les exigences graphiques de notre site.
  • La publicité est incompatible avec notre promesse d’indépendance. Ne pas avoir de publicité nous permet, par exemple, d’enquêter sur l’industrie cosmétique, l’un des traditionnels et principaux annonceurs de la presse.
  • Enfin, l’expérience récente démontre que les modèles de pure players qui fonctionnent aujourd’hui en France sont des modèles payants, à l’image de Mediapart ou d’Arrêt sur images.

C’est pourquoi notre site est payant et accessible uniquement sur abonnement.

Un média contrôlé par ses journalistes

Notre site a été conçu grâce à ses lecteurs : au début du projet, en juin 2015, nous avions lancé une opération de crowdfunding sur la plateforme KissKissBankBank qui a fonctionné bien au-delà de nos objectifs (80  000 euros au lieu des 50  000 visés par la campagne, apportés par près de 1  500 futurs abonnés) et qui nous a permis de financer entièrement la conception du site internet.

Mais, pour se lancer, recruter des journalistes, collaborateurs et photographes, et dans l’attente de l’équilibre financier, Les Jours ont besoin de se constituer un capital. La majorité de ce capital est et demeurera détenue par les neuf associés-fondateurs ; le reste est réparti entre des investisseurs privés et des particuliers. La garantie de notre indépendance passe par un actionnariat le plus diversifié possible. « Si un industriel fait un chèque de 700  000 euros aux Jours, il s’achète un média. Si 700 personnes font un chèque de 1  000 euros aux Jours, ils offrent l’indépendance à un média », expliquait l’économiste Julia Cagé l’an dernier, lors de l’ouverture de notre capital via la plateforme de financement participatif (« equity crowdfunding ») Anaxago. Nous étions d’ailleurs le premier média à ouvrir de cette manière notre capital. C’est dans cet esprit que nous ouvrons désormais notre capital à nos abonnés, via la Société des amis des Jours.

Un financement entièrement transparent

Une entreprise de presse doit être une « maison de verre », écrivait le Conseil national de la Résistance après-guerre. Elle doit être financièrement transparente, ses dirigeants et propriétaires clairement identifiés. Nous partageons cette conviction, plus que jamais en cette période d’extrême concentration du paysage médiatique. La répartition du capital des Jours est donc publiée sur notre site, et régulièrement mise à jour.

Les neuf cofondateurs des Jours – Olivier Bertrand, Nicolas Cori, Sophian Fanen, Raphaël Garrigos, Alice Géraud, Antoine Guiral, Augustin Naepels, Isabelle Roberts et Charlotte Rotman – contrôlent aujourd’hui 82,2  % du capital.

Les autres actionnaires sont pour l’instant :

  • Objectif Les Jours (Holding Anaxago) : 6,52 %
  • Xavier Niel : 3,2 %
  • Olivier Legrain : 2,24 %
  • Jean-François Boyer : 1,37 %
  • Marc-Olivier Fogiel : 1,14  %
  • Matthieu Pigasse : 0,91  %
  • Pierre-Antoine Capton : 0,91  %
  • Hervé Chabalier : 0,46  %
  • Jean-François Guichard : 0,23 %
  • Friends & family : 0,82 %.

En 2017, Les Jours ont bénéficié de 50  000 euros au titre de la bourse d’émergence, nouveau fonds public destiné aux entreprises de presse innovantes.

En 2016, Les Jours ont obtenu 200  000 euros de prêt auprès de l’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles.

Une entreprise de presse solidaire

Les Jours ont adopté le statut d’entreprise solidaire de presse d’information (Espi), statut créé en 2015 pour consolider la presse indépendante. Issu des valeurs de l’économie sociale et solidaire, ce statut impose au média de reverser au moins 70  % de ses bénéfices dans l’entreprise.