Peyotl

Peyotl, c’est l’hallu finale

Fin du monde. Chaque midi, « Les Jours » vous offrent une mauvaise nouvelle. Aujourd’hui, un cactus en pleine descente.

Épisode n° 46
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Aux États-Unis, il en existe un qui ne fait pas le malin : le peyotl

Sans épines, il est connu pour ses propriétés psychotropes et son usage – légal – dans des rituels sacrés amérindiens

On le trouve essentiellement au Mexique, mais aussi au Texas, où est allé enquêter il y a quelques semaines le magazine américain Vice, jamais le dernier quand il s’agit de parler drogues

Mais cette fois, pas d’article titré « Comment j’ai conduit une mobylette sur l’autoroute et sous cactus » mais un plutôt sobre « Le déclin du peyotl américain »

Car la situation décrite par le journaliste Daniel Oberhaus est préoccupante : depuis 1998, le nombre de boutons de peyotl – on les consomme séchés, en infusion ou chiqués – vendus au Texas n’a fait que baisser

À tel point que la crainte de l’extinction de la plante aux États-Unis ne serait plus infondée

En cause, le braconnage, un peu, mais surtout la destruction de l’habitat du cactus

En effet, les fermiers du Texas n’en finissent plus de labourer en profondeur pour préparer les pâturages de leur bétail

Ce qui tend les relations entre agriculteurs et récoltants de peyotl, eux qui louent temporairement ces terres pour leur cueillette

La solution serait sans doute de mettre tout le monde autour d’une table, mais jusqu’ici les fermiers s’y refusent

À demain (si on tient jusque-là).