Crise

Les crises multiplient les cascades

Fin du monde. Chaque midi, « Les Jours » vous offrent une mauvaise nouvelle. Aujourd’hui, une étude explosive.

Épisode n° 39
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« Au pire, la rupture environnementale pourrait déclencher une rupture catastrophique des systèmes humains, entraînant rapidement un effondrement incontrôlé dans lequel les chocs économiques, sociaux et politiques s’enchaîneraient au sein du système global »

Voilà un extrait d’une étude publiée le 12 février dernier par le think tank britannique IPPR (Institute for Public Policy Research), proche du parti travailliste

Et, histoire de préciser le scénario, les auteurs ajoutent qu’il ressemble « à ce qui s’est passé à la suite de la crise financière mondiale de 2007-2008 »

Mais que signifie d’abord « rupture environnementale » ?

 Oh, presque rien : un savant mélange de changement climatique, d’acidification des océans, d’épuisement des terres, de cycles biogéochimiques perturbés…

Y’en a un peu plus, on vous le met quand même, tututut, ça nous fait plaisir : extinction de la biodiversité, couche d’ozone fragilisée, pollutions…

« Combinés, ces facteurs créent un nouveau “domaine de risque”, complexe et interconnecté », assure l’étude

Pour quelles conséquences ? Là encore, des broutilles : instabilité financière généralisée, migrations forcées, guerres, famines… et éventuel effondrement global, donc

Tout cela ne vous rappellerait-il pas quelque chose ? Oui, Comment tout peut s’effondrer (Le Seuil, 2015), l’ouvrage coécrit par Pablo Servigne et évoqué dans l’épisode 1

En somme, l’Institute for Public Policy Research réactualise – brièvement  – cet essai : une quarantaine de pages, qui s’appuient sur quelques dizaines d’études scientifiques

À dire vrai, cette obsession ne parle pas d’autre chose non plus, mais elle ne peut rivaliser avec les schémas bariolés et plus ou moins limpides du think tank

Heureusement, il nous reste notre mascotte

Plutôt mourir que de l’abandonner

À demain (si on tient jusque-là).