L’émission est dans le viseur (…)

Épisode n°14 de l’obsession L’empire

Lu

Bolloré : « Le Zapping » s’abrite à la CGT

Info « Les Jours ». Le fondateur, Patrick Menais, et quatre membres de son équipe se présentent aux élections professionnelles.

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«Votez Zapping ! Votez Zapping ! » Tel pourrait être le mot d’ordre de la CGT de Canal+ lors des prochaines élections professionnelles qui ont lieu à partir du 3 juin prochain. Et pour cause : selon les informations des Jours, sur la liste que présente la CGT, figurent cinq membres de l’équipe du Zapping de Canal+, Patrick Menais, zappeur en chef, en tête. Voilà le tour joué par Le Zapping à Vincent Bolloré qui a dans le viseur Menais et son équipe depuis des mois et des mois.

Car cette candidature place de fait Le Zapping, du moins les cinq compères qui se présentent sur la liste de la CGT, à l’abri de Bolloré : ils sont invirables. Du moins pendant six mois : les candidats à une élection professionnelle bénéficient en effet, comme les élus, d’une protection contre la rupture de leur contrat de travail. C’est-à-dire que, pour les virer, la direction de Canal+ devrait demander l’autorisation à l’inspection du travail qui diligenterait une enquête pour vérifier que la rupture du contrat n’est pas une mesure discriminatoire, liée aux fonctions de représentation du salarié, énonce le ministère du Travail.

« On est en phase avec ce que fait Le Zapping, explique Francis Kandel, de la CGT, minoritaire à Canal+, certes, mais remuante, si on on avait pu mettre Yann Barthès sur la liste, on l’aurait mis aussi ! » L’animateur du Petit journal a filé sur TF1 avant. Pour Patrick Menais et l’équipe du Zapping, c’est une autre histoire, dont un des épisodes clés remonte au 8 octobre dernier. Ce jour-là, une bonne partie du Zapping est consacrée à un seul et unique programme : Pièces à conviction, diffusé la veille sur France 3 et consacré au Crédit mutuel. En l’espèce, il s’agit de l’enquête de Spécial Investigation qui aurait dû être diffusée sur Canal+ au printemps 2015 et qui a été censurée sur ordre de Vincent Bolloré.