Menais zappé par l’inspection du travail (…)

Épisode n°25 de l’obsession L’empire

Lu

Menais : Bolloré vire, l’inspection du travail valide

Info « Les Jours ». Contre toute attente, le licenciement du patron du « Zapping » pour « faute lourde » a été autorisé.

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On a beau être des hyènes, il faut reconnaître à Vincent Bolloré un certain sens de l’inédit dans l’exercice de son règne à Canal+. Plus gros équarrisseur de cadres du groupe ? M’sieur Bolloré ! Toute première grève d’i-Télé, la chaîne info de Canal+ ? M’sieur Bolloré ! Plus importante perte d’abonnés ? M’sieur Bolloré ! Et c’est un nouveau tour de force que vient de réussir M’sieur Bolloré. Alors qu’au cours de son histoire – qui remonte à 1984 –, Canal+ ne s’est vue autoriser par l’inspection du travail qu’à deux reprises seulement le licenciement de salariés protégés, voilà que, selon nos informations, celle-ci a validé celui de Patrick Menais, patron du Zapping et candidat aux dernières élections internes sur la liste de la CGT. C’est écrit en toutes lettres dans la décision de l’inspectrice du travail que se sont procuré Les Jours : Le licenciement de Monsieur Patrick Menais est autorisé.

Dehors Menais, et avec l’aval de l’inspection du travail, d’ordinaire plutôt favorable aux salariés. Et ce, alors que que les élus du comité d’entreprise de Canal+ avaient, dans leur totalité, voté contre le licenciement de Patrick Menais. Un fait rare. Et que son péché paraît plus véniel que d’autres licenciements pratiqués au cours des années à Canal+ : on dénombre des vols, des trafics divers et variés de décodeurs ou de puces d’abonnement dont certains ont déclenché des enquêtes de police, de classiques piquages dans la caisse… La « faute lourde » dont Canal+ accable Patrick Menais ? Il a déposé le 22 mai dernier à l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi) les noms de « Zapping » et d’« Année du Zapping ».