Réunion de section

Épisode n°2 de l’obsession Les socialistes

Lu

Les « camarades » entrent en primaire

Chaque mois, la section PS du centre-ville de Montpellier, celle de Julie Frêche, se réunit au café. Mercredi, la primaire a agité les débats.

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Certains patientent sur le trottoir, un peu en avance sur l’horaire, et devinez quoi ? Ils sont déjà à fond dans la discussion politique, les socialistes. Ça parle de Peillon, « qui a perdu une occasion de se taire », de Valls qui « ne décolle pas, pas surprenant », de « Montebourg, pffff »… Mais aussi de Fillon, « quand même, tu imagines la régression sociale… » Il est 19 heures et le froid pique devant le Café de l’Esplanade, situé à deux pas de la fameuse place de la Comédie à Montpellier. Chaque premier mercredi du mois, c’est ici qu’a lieu la réunion de section pour les militants PS du centre-ville.

La section, c’est depuis toujours la structure de base du parti. En théorie, une cellule vive (mais certaines sont très assoupies), basée sur une aire géographique où les adhérents se retrouvent pour débattre. On lance du « camarades » pour s’adresser à la cantonade. Et commenter (beaucoup) l’actualité politique du moment, débattre des orientations du parti, décider de la politique locale du PS et de ses actions militantes. On y reçoit des personnalités et experts sur des thèmes parfois pointus. La parole y est plus ou moins libre selon la section et le profil de son chef.

Voici justement pile à l’heure Julie Frêche, fille de et élue secrétaire de section en 2012. Suivie du père québécois (et chercheur à la retraite) de la secrétaire d’État chargée du Numérique, Axelle Lemaire. Venu s’installer à Montpellier avec sa femme française quand leur fille avait 15 ans, il est l’un des quelque 110 adhérents de cette section. Elle en a compté jusqu’au triple voilà quelques années mais reste la plus pourvue en militants de l’ensemble de la ville.